Gantz
Auteur : Hiroya Oku
Editeur : TOMCAM
Synopsis
Kei Kurono est un lycéen tout ce qu’il y a de plus banal, il regarde des magazines pornos, rêve de sortir avec une vedette et ne pense qu’à sa petite vie. Néanmoins il est assez associable, il déteste son entourage pensant que le monde peut crever, il s’en foutrait royalement. Dans une station de métro, il est témoin de la chute d’un sans abri alcoolique sur la voie, le train ne va pas tarder, personne ne descend aider le malheureux. A l’exception de Kato Masaru, l’ami d’enfance de Kei. Kato reconnaissant son ami l’appelle à l’aide. Ne pouvant se défiler devant tout le monde, Kei descend l’aider. Même s’ils parviennent à sauver le clochard, le train arrive. Les deux décident de courir à l’autre bout de la voie pour s’éloigner le temps que le train s’arrête. Mais ce train est sans arrêt et ils finissent écrasés sur la voie.
Enfin c’est ce qu’ils croient. Avant même d’être percutés, ils se retrouvent dans une chambre bizarre, avec d’autres personnes et une grande sphère noire. Ils ne peuvent sortir, le portable ne passe pas. Puis sur la boule noire apparaissent les mots suivants : « Votre misérable vie est terminée, ce que vous ferez de la suivante ne dépend que de moi, car telle est ma logique. »
Kurono, Kato et les autres devront traquer et éliminer des créatures extraterrestres pour pouvoir échapper à la malédiction de la Boule Noir. Totaliser 100 points permet de retrouver la liberté. A condition d’avoir survécu assez longtemps pour les obtenir.
Mon avis :
Ce manga est la plus grosse critique du monde moderne. On sent toujours une ambiance oppressante. Tout les mauvais coté du genre humain sont rassemblés dès le premier volume, la lâcheté : Quelqu’un va mourir tout le monde s’en fout, le sadisme : Certains pensent même « Chouette je vais voir quelqu’un mourir », la perversité : Scènes de viol et de sexe, la violence : Presque tout le long du manga, l’appât du gain… etc. Même poussé à l’extrême, on a l’impression que cela aurait vraiment pu se passer dans notre monde.
L’histoire est quand même très prenante et finalement les personnages évoluent au fil du temps. Peut être l’auteur veut il montrer qu’avec un peu de volonté on peut changer les choses. Evidemment comme il y a pas mal de violence, on a également pas mal d’effusions de sang et de cadavre. Ce qui pourrait choquer certains. On peut voir des têtes voler, des corps exploser ou bien se dissoudre à cause d’acide.
Coté graphisme, une pure merveille. Ce manga a été réalisé à l’aide de l’informatique pour les positionnements des personnages par exemple ou pour les arrières plan (à noter que ce procédé a l’air de plus en plus utilisé, Ken Akamatsu a réalisé des parties de Negima à l’aide de décors en trois dimensions)